partie des grands tabous, genre, Je n'es rien vu, rien entendu, rien dit!» répliqua July. «Cet appareil est actuellement aux essais, dans la base d'Edwards ou de White Sands en Californie... les Arabes nous l'on acheté à pris d'Or. Ils en ont fait la commande d'avance .,. chérie, j'ai peur, me voler un avion militaire n'est pas un jeux...» expliqua Hawker. A ce moment, quelqu'un frappa à la porte de la chambre. . . «C'est Arthur le domestique. Wild est peut-être à la porte.» dit July Elle fit : «Entrer Arthur ! » Un homme âgé, habillé en Majordome poussa la porte. «Madame, c'est un certain Wild, Tony Wild qui désire voir Monsieur Thomas.» dit alors celui-ci. «Faites le patientez au salon un instant. Thomas va descendre.» dit July Hawker. 34 Tony Wild était un jeune homme d'une trentaine d'année. il était habillé d'une combinaison en cuir gris, en combinaison de motard. Il avait posé son casque sur le tapis et ses gants étaient toujours dans ses mains. Hawker entra dans la pièce du salon où brûlait un feu de cheminé presque éteint. «Monsieur Wild, bienvenu.» dit l'armateur. «Enchanté de vous connaître, très cher Monsieur, on m'a parlé de vous récemment!» reprit Tony Wild. «Venez, passons à coté près de la piscine, nous serons mieux pour parler, voulez-vous?» lança Hawker. Les deux hommes s'assirent dans des fauteuils devant une grande piscine éclairée, au milieu d'un vaste jardin. «Je suis très fatigué par le voyage, en ce moment, Monsieur Wild!» expliqua Hawker. «Je suis navré, mais je dois avoir des informations sur la disparition du dossier les Ailes d'Icare !» reprit Tony Wild. «Je vous offie un verre? Monsieur Wild» Lança Hawker. «Appelez moi Tony! Voulez-vous?» «Arthur, amenez-nous le chariot, je vous prie!» Les deux hommes trinquèrent doucement. Thomas tenait un verre de Whisky, Tony, lui dégustait de l'Armagnac. «Excellent !» dit Tony. Tranquillement, Wild sortit une photo en couleur qu'il tendit vers l'armateur. «Vous connaissez?» demanda t-il. Thomas regarda attentivement la photographie et d'un air surpris il dit: «Ca alors, ... Iron!» l'air stupéfait. «Cela est sans aucun doute un faux nom, ou un nom de code!» expliqua Wild. 35 «Justement, cette personne m'a enlevé, il y a quelques jours, et je n'ose vous expliquer comment! Vous me prendrez pour un fou!» dit Thomas. «Racontez moi, voulez-vous? Je vous écoute, je suis sur cette affaire.» lança Wild. Il tendit sa carte fédérale de la police. «le sui un bon cheval.» dit-il. Hawker se lança alors dans une longue explication. Il raconta comment il fut détourné en vol au dessus le l'Océan Atlantique. Comment il atterrit chez Iron et comment celui-ci ayant chipé ses plans le relâcha dans les airs à bord de son super jet. Il raconta comment était organisé Iron et comment celui-ci avait si bien réalisé son opération. Contrairement à ce que l'on pouvait croire, Wild n'était pas surpris. Il semblais attentif à l'armateur. Soudain, Wild l'interrompit: «Tout ce que je vous demande c'est de me rappeler votre emploi du temps de l'instant du décollage de Boston jusqu'à aujourd'hui.» «Bien sur Tony! Mais demain, voulez-vous, maintenant je suis fatigué, je voudrais dormir» lança l'armateur l'air épuisé. «Absolument, cher ami!» dit Wild. Les deux hommes, après s'être donné rendez-vous le lendemain, se quittèrent le soir même. Tony Wild revêtit son casque et après avoir mis ses gants il tourna le contact de sa puissante moto. Celle-ci démarra au quart de tour dans un vrombissement puissant. Tony donna des coups de poignet et fit ronfler le moteur de ses 1500cm cubes. Il roula le long de l'allée principale du jardin de la villa d'Hawker. et attendant que le portail électrique se lève, il disparut dans l'avenue dans un bruit qui allait en accélèrent. La moto roulait dans le soir. Tony posa sa main sur son coeur pour ajuster son Holster qui le gênait un peu. La Yamaha roulait le long de l'avenue où clignotait les signaux «Dont Walk» et des feux indiquant la route «One Way». Wild regardait maintenant l'aiguille du compteur qui grimpait, 60, 70Mph. Il était à 36 très grande vitesse, il doubla un taxi puis deux automobiles. Après un long chemin, Wild arriva chez-lui, une rue bien éclairée. Tournant à gauche, il s'arrêta devant un kiosque à tabac. Il descendit du monstre d'acier et après avoir coupé le contact, il marcha vers le kiosque. Un homme âgé était assis dedans lisant le New York Times. Wild lui dit: «Bonsoir, la boite de cigarillos Roberts Burns, je vous prie, là bas.» L'homme se leva et la lui tendit en souillant: «Cinq Dollars!» Wild l'ouvrit, il prit un cigarillos, le mit dans sa bouche et l'alluma. payant le commerçant, il se dirigea vers sa moto et tirant quelques bouffées il démarra en se dirigeant vers son garage. Tony actionna un bouton de son porte-clé. La grille de métal se leva dévoilant l'entrée d'un garage. Wild y pénétra. La grille se referma derrière lui. Arrivé dans son appartement, il s'endormit jusqu'au matin. Le bureau de police internationale était situé dans le coin de l'avenue Théodore RoQlvelt. Cette organisation était récente, c'était une filiale du FBI mais aussi d'Interpole. Tony Wild avait changé sa combinaison de moto, il portait un habit élégant. Marchant vers l'escalier principale, il grimpa jusqu'au 2èmeétage. Là se trouvait son bureau. Il poussa le portail puis se dirigea vers un aquarium. Il donna à manger au poisson rouge. Une jeune femme le salua, elle tenait des documents et un classeur sous le bras. «Bonjour, Monsieur Wild! Un homme vous attend au bureau, un certain Hawker, Thomas Hawker» précisa t-elle. «Merci!» souilla Wild. Il se dirigea vers une autre porte et l'ouvrit. «J'espère que vous ne m'avez pas trop attendu, Monsieur Hawker!» dit-il «Non!» dit alors celui-ci. Prenant place au milieu d'un immense bureau. Wild souriant, lança à l'armateur: 37 «M'avez-vous fait un rapport écrit de vos activités?» «Le voici» lui dit Thomas. Wild saisit le dossier et le mit dans un tiroir qu'il referma à clé. Puis d'un air serein, il chercha à détendre l'atmosphère: «Vous prendrez bien un café? Thomas» dit-il. «Oui! Pourquoi pas?» dit l'armateur. Wild se leva et se dirigea vers une machine à café Lavazza. Il prépara une tasse et doucement il dit: «Monsieur Hawker, le fait que vous ayez reconnu la personne sur la photo hier soir est un pas gigantesque dans cette affaire. Vous m'avez parlé de mécénat du crime, de cette organisation secrète et hyper puissante. La personne dont il est question est un homme d'affaires puissant et bien introduit dans le milieu de l'armement. c'est aussi, d'après mes renseignements généraux, un ami intime du Président des Etats Unis. Il n'a jamais été arrêté pour le moindre délit. Toutefois, il est suivi de près par Interpole pour une vielle affaire de télécommunication. Il n'avait pas le droit de vendre du matériel sans licence .. . des radars d'avions! je crois! Ce dénommé lron s'en sort jusqu'à aujourd'hui parce qu'il est sous l'aile du Président. La CIA fait en sorte que sa s'arrange. vous comprenez? ... » «Ecoutez, Monsieur Wild, cet homme est la personne qui m'a enlevé et a dérobé les plans dont le code est les ailes d'Icare. J'en suis sûr! Les plans de fabrication sont entre les mains d'une puissance étrangère! J'en déduit que cette personne est le pire espion, le pire ennemi de notre nation qu'il soit l'ami du Président ou pas! » «C'est bien parlé! Cà, Monsieur Hawker» dit Wild. «Donc, il suffit de l'arrêter et je suis témoin, ainsi que ma secrétaire, Miss Deborah .. . demandez-nous de comparaître devant une cour de justice et nous le ferons. Un point c'est tout!» expliqua Hawker. 38 . «Pour l'arrêter, il me faut un mandat d'arrêt et des preuves irréfutables. J'ai son vrai nom, mais devant un chef d'inculpation il faut des preuves, sinon, il s'en sortira aussi blanc qu'un linge lavé au clair de lune! Le simple témoignage en justice dans un pareil cas ne suffit pas! n'importe qui peut se constituer en faux témoin... ce n'est qu'avec des preuves solides et un acheminement des faits inébranlables que nous pourrons récupérer les plans de l'avion et par conséquent l'inculper.>> . «Une telle affaire est coriace, cher Monsieur Wild, coriace puisque les plans sont peut-être dévoilés ailleurs ... L'espionnage industriel est une chose impardonnable. Supposez qu'il ait déjà vendu les plans, même si nous l'arrêtions, le mal est déjà fait... » «Je vais commencer par ouvrir l'enquête en cherchant son dernier domicile connu, puis je vais demander audience auprès de services spéciaux après avoir accumulé les preuves, j'irais tenter une arrestation!» dit Wild d'un ton perplexe. Prenant une tasse de café, Tony Wild sourit tranquillement, il allait user de tout son génie pour inculper l'homme au pseudonyme Iron. -Je peux vous quitter à présent? Dit l'armateur. -Mais bien sûr! Lança Wild d'un air coquin. Thomas Hawker se leva et d'un geste lent se dirigea vers la porte qu'il referma doucement derrière lui. Wild prit le téléphone et composa un numéro. Après quelques instants, une voix de femme lui répondit: Ici le Fédéral Bureau Of Investigations, vous êtes au services des affaires étrangères, c'est à quel sujet? .. . Mademoiselle, je désire être connecter à l'ordinateur principal, mon code d'accès est A-$ - 355.Merci Ne quittez pas, je vous prie! Une musique reposante enveloppa la ligne quelques instants puis la standardiste du FBI reprit: 39 - vous êtes connecté Monsieur!. La voix d'un robot s'installa sur la ligne. Le timbre sonore fit comprendre à Wild qu'il parlait maintenant avec une machine. Veuillez entrer votre code de validation, Monsieur Wild ! Votre code spéciale!... Tony Wild inséra le code rapidement. La voix changea de timbre aussitôt. Cherchez-vous un renseignement? Si , oui appuyez sur la touche dièse ... Puis patientez quelques instants... Le renseignement demandé concerne t-il une personne civile ou armée? Si , oui validez la touche étoile pour le deuxième cas, validez le zéro!. ..Patientez quelques instants puis dire le nom et le prénom de la personne recherchée... Validez la touche étoile, vous aurez tous les renseignements ! ... Cherchez-vous son domicile actuel ? Deux fois étoile... Son téléphone? Si , oui , trois fois étoile. .. Wild prit ainsi tous les renseignements sur Iron , son vrai nom correspondait à Yannis Kourodakis , et Wild était maintenant sur une bonne piste. L'ordinateur numérique du FBI , lui indiqua les adresses clés où se poursuivait l'enquête. Tony raccrocha après un bon quart d'heure. Il alluma un cigarillo et tout en fumant, ouvrit un tiroir de son bureau , une boite de métal était à l'intérieur. Il la sortit, la posa sur le bureau et après avoir formé une combinaison chiffrée au dos de celle ci. Il l'ouvrit. Il s'y trouvait un sac de cuir de couleur marron clair. Tony l'ouvrit et en sortit un pistolet de couleur métallique. C'était un spécial Smith & Wesson calibre 38 dont la crosse était de couleur ivoire .Tony souleva autrnn petit sac et renversa son contenu sur la table... Une, deux, trois, quatre.. .dix balles tombèrent en faisant un bruit saccadé. Wild saisit l'arme de sa main droite et ouvrit le chargeur de forme circulaire... un barillet .Il souffla dedans pour le dépoussiérer. Puis le referma. Vide, il fit tourner celui-ci qlJi grinça en un bruit de crécerelle caractéristique. Relevant le percuteur et s'assurant que le cran 40 de sécurité ne bloque pas le tir, d'une pression de son index tout en ayant dirigé le canon du flingue vers le mur .11fit sortir un liTching! ", bruit aigu de métal. «Légère, précise et puissante. .. C'est ce qu'il me faut! .» Pensa-t-il. Posant l'arme devant lui. Il déboutonna son Holster, saisit le revolver qui s'y trouvait, un Americana 45 de couleur noire dans sa main gauche car il était ambidextre et le vida de ses balles, des projectiles de couleurs cuivrées. Wild les déposa au fond du sac où il mit également l'Americana, colt 45. Il referma le tout dans la grosse boite et tourna au hasard les chiffres de la combinaison du verrou. Quelques instants plus tard, après avoir éteint son cigarillo, il déposa la boite au fond du tiroir qu'il referma aussitôt. Tony Wild regarda sa montre, il avait faim. Il saisit le 38 , l'ouvrit y plaça six balles argentées. Et après avoir refermé doucement le barillet sur le côté. Il mit le cran de sûreté et plongea l'arme dans le Holster qu'il boutonna. Après avoir fermé son tiroir et mit la clé dans sa poche, il quitta les lieux. Dehors, Wild avait pris sa moto, il se dirigeait maintenant vers le Fast Food le plus proche, un Mac Do qui se trouvait non loin de là. «le dois aller après rédiger un rapport sur le dernier domicile connu de Kourodakis alias "lronhead "» Pensa-t-il. Tony commanda un Chicken Nugget très assaisonné. Il glissa sa main dans sa veste et vérifia son Holster. Le 38 est bien en place! se murmura +il. Puis tournant sa tête doucement vers une fenêtre sur la gauche. Là où se trouvait une banque, il distingua en un temps bref, un garde happé par un bras et une main gantée... Disparaissant anormalement. Il réalisa en une fraction de seconde, lorsque la porte se refermait derrière lui qu'il était le témoin inopportun d'un hold-up. Déjà, Wild était debout, il avait saisi son casque de moto et courrait vers la Yamaha routière. Il bouscula des clients qui entraient dans le restaurant. Dehors, il courut aussi vite qu'il le pu vers la cylindrée, en ouvrit le coffre et saisit son téléphone portable, il composa le numéro du poste de police le plus proche après avoir jeté son casque à terre .Il 41 - s'accroupit pour ne point éveiller les soupçons sur lui par un quelconque regard des malfaiteurs. «Il doit sûrement y avoir de la surveillance de ce côté de l~ rue!» se dit-il. Toutf en faisant mine de réparer sa moto, il parla au téléphone: «Passez moi, le Sergent ou l'Officier responsable à cette heure-ci!». Il reprit: «La criminelle, la brigade criminelle et la brigade d'intervention avec des tireurs d'élite... un hold-up ...» «A la Bridge-Port Avenue, la Texas banque, venez sans sirène s'il vous plais, il y a peut être des otages ... !». Wild interrompit la communication se leva en ayant l'air le plus naturel possible. Il posa le téléphone dans la boite arrière et saisit une poignée de balles qu'il dissimula dans la poche de son pantalon sur la cuisse. Puis, tout en gardant son sang froid, il glissa sa main gauche et défit son Holster, là machinalement, il le laissa tomber à terre, s'accroupit et d'un geste retira le pistolet puis d'un geste lent le cacha dans la poche de son veston de cuir. Il posa le Holster dans le coffre de la moto, remonta la fermeture éclaire de sa combinaison et tout en retirant un petit gant de cuir, il referma le coffre arrière et marcha vers le trottoir en face de la banque. Il marcha calmement jusqu'à hauteur de celle-ci. Pendant qu'il cherchait un coin où attendre la sortie des ravisseurs. Une voiture de police s'arrêta au fond de la grande rue . àl~moment, la porte de la banque s'ouvrit brutalement. Des hommes en cagoules et ayant des bas de femmes sur le visage sortirent en courant tenant des sacs en toile dans les mains. Rapidement Wild s'était couché sur le trottoir de la banque et avait sortit son 38 menaçant. Il cria d'une voix forte: «Police! Les mains en l'air! jetez vos armes! Vous êtes cernés!» 42 Une Dodge bleu ciel était sortie du fond de la rue et venait vers les bandits à toute allure. Roulant sur lui même, Wild visa les pneus de la grosse voiture et fit feu, une fois, deux fois, trois fois ... le chauffeur qui portait une cagoule en laine perdit le contrôle du véhicule qui fit un brusque tonneau sur la droite et alla percuter le mur du Mc-Donnald. Les cinq individus en cagoules était déboussolés et courraient maintenant dans tous les sens ne sachant quelle direction prendre. L'un d'eux hurlait: «ça à foiré! Çà à foiré!». Une voiture de police avait lâché sa sirène et roulait vers eux. Une deuxième voiture était sortit de l'autre côté de la rue suivie de trois autres. Les po'tières s'étaient ouvertes. Des policiers en tenues sombres et portant des gilets par balles tenaient en joue les cinq malfrats. L'un d'eux brandit un fusil à pompe, il visa Wild. «Sale fumier, c'est toi qui a tout fait rater!» cria t-il. Wild sourit doucement, il.lui restait deux ba~les,il visa le fusil et tira. D'un puissant coup de pied il fit roulade sur le trottoir de la banque. Le fusil avait sauté des mains du bandit. «Vite!» cria l'un d'eux. «Filons de l'autre côté)de l'autre porte!». Ils disparurent dans la banque. Wild marcha rapidement vers le fusil à terre, de sa main gauche il le saisit et vit qu'il était intact. Un groupe de policiers était à présent à ses côtés. Ils étaient armés de fusils, un Officier à casquette dit à Tony Wild: «êtes-vous blessé?» Wild lui répondit: «Agent fédéral, police internationale, Wild, voici ma carte!» Tendant sa carte spéciale aux agents. «C'est en prenant mon Brunch que j'ai vu un garde de la banque disparaître, happé par une main, je vous ai contacté aussitôt! » 43 «Il n'iront plus bien loin, Commandant Wild! L'issue est assiége des deux rues!». L'Officier saisit un haut parleur et dirigea l'écho puissant de sa voix vers l'entrée de la banque: «Rendez-vous, vous n'avez aucune chance, vous entendez, il y vingt voitures de police autour de la Texas Bank! Sortez les mains en l'air!». Un van de police s'arrêta tout à coup devant l'entrée de la banque. Un homme âgé descendit en donnant l'ordre à un groupe de policiers casqués de le suivre. Il marcha vers Wild: «Je suis le Sergent Hopkins. Chef de ce district urbain. Vous maniez drôlement bien la gâchette! ». Wild sourit flatté. Le Sergent demanda: «Ils sont combien là dedans?» «Aucune idée!» lança un Officier. «Sont-ils toujours armés?» reprit Hopkins. «Probablement» répondit Wild. Des lumières rougeâtres de feux des gyrophares des voitures de police tournoyaient. La foule CJu,tfCM s'était formée dans les ~rs voisins. Un drapeau blanc apparu à la porte de la banque, une viélle dame sortait. Les policiers visaient la banque. Il y avait même des tireurs d'élite. la viélle dame marchait doucement vers le milieu de la rue. La porte se referma. Elle tenait un drapeau blanc. Arrivée à la hauteur des policiers, elle dit: «Ils sont plusieurs là dedans, ils me font dire qu'ils détiennent des otages, ils veulent une voiture avec un plein d'essence et ne pas être suivis!». «Comment allons-nous procéder maintenant?» dit Hopkins. Wild lui affirma: «Sergent, étant déjà moi même sur une enquête, je dois vous quitter maintenant, toutefois, j'ai une idée pour arrêter ces lascars. Cherchez les bouches d'aération de la banque, puis 44 passez leurs un gaz somnifère. Ils dormiront tous comme des souches et vous pourrez les cueillir comme des champignons!» . «Cà alors, on n-y a pas pensé, vous êtes vraiment un As, Commandant! » «Mais faites vite! Avant qu'ils ne s'aperçoivent du stratagème!» lança Tony Wild. Plus tard, Wild quitta l'attroupement. il roulait vers le bureau de la police internationale Avenue Théodore Roosevelt. En entrant, Wild se dirigea vers un secrétariat. Une porte de verre qu'il poussa... une femme rédigeait un document. Wild l'interrompit: «Mademoiselle Gloria, j'ai besoin de vous, un domicile étranger, Yanis Kourodakis, j'ai noté la référence du fichier informatique du FB! ... tenez!» «Monsieur Wild ... du travail sur la planche ... en dirait ... je vous fais un rapport écrit tout de suite!». Mademoiselle Gloria était spécialisée. Elle savait comment obtenir les plus amples .' renseignements sur n'importe qui, n'importe où ... étant d'origine Africaine, elle portait des lunettes rondes mais jamais d'uniforme. Femme âgée, elles avait déjà dépassée la quarantaine d'années. Wild alla au bureau du haut. Il alluma un cigarillo et rangea sa combinaison de moto dans un placard. Le téléphone sonna, Wild décrochât: «Tony Wild, Bureau de police internationale de Boston. ..». Une voix nasillarde crépita sur la ligne: «Monsieur Wild, écoutez attentivement ce que j'ai à vous dire sans m'interrompre, je vous prie ... Kourodakis travaille pour une organisation internationale dont les bras sont étendus dans le monde entier. J'ai des informations ultra secrètes sur les lieux où se trouveraient les plans de l'avion de chasse mais ma vie est en danger, je suis menacé pour c.c. LS~que je dois vous divulguer ... je ne peux pas vous dire mon nom, cela serait dangereux pour moi. Sachez tout simplement que je demande à être protégé et oublié par la suite de votre mémoire. Je ne veux pas d'argent. Tout ce que je vous demande c'est un service en 45 contre partie! Pour me voir, je vous donne rendez-vous à New York le 05 du mOIs prochain. Je serais seul dans le hall de l'hôtel Sheraton.» «Et ce service, de quel genre est-il? Orientez-moi un peu je vous prie!» lança Wild «Je ne peux rien vous dire à l'instant! mon temps est précieux, je vous expliquerais tout par la suite! Au revoir Monsieur Wild!» L'être anonyme raccrochât. Wild se sentit plus satisfait. «Du nouveau, je suis sur une bonne piste si ce n'est pas un plaisantin, non je ne crois pas! Cet indicateur à l'air sérieux!». Mademoiselle Gloria frappa à la porte. Elle entra: «Monsieur Wild, voici le dossier Kourodakis!». Elle lui tendit un classeur grand format. «Merci, Miss Gloria!» dit Wild. Il se pencha sur le dossier qu'il se mit à lire attentivement des yeux. Il lâcha: «Miss Gloria, prenez donc une tasse de café express». Deux jours passèrent dans le calme. Tony Wild avait décidé de faire une visite au stand de tir de la police de Boston. C'était à la sortie de la ville. Il se munit de son 38 spécial et après I~ avoir acheté une boite de cartouches chez l'armurier du quartier, il entra dans les locaux du I~ stand. Le stand de tir~ était situé deux étages en sous-sol. On y accédait après avoir montré sa carte d'adhérent du club de tir. Ce qui plaisait à Wild en cet endroit était la propreté. Tony Wild entra dans le Stand immense. A cet endroit, il y avait des tireurs qui s'affairaient sur des cibles en carton représentant des hommes armés. Les tireurs portaient des casques contre les bruits des tirs. L'acoustique était bien étudié. Dès que l'on franchissait la porte en verre épais, il fallait obligatoirement se munir d'un casque. Chaque tireur avait un petit cagibi fermé à clé. Tony Wild alla vers son cagibi, l'ouvrit, alluma une petite ampoule à l'intérieur. il put placer son spécial 38 sur une étagère. Doucement, il déposa la boite de balles au fond du meuble 46 puis retira un Magnum 44 canon long du tiroir après l'avoir sortit d'un étui en laine jaunâtre. Il l'essuya longuement, graissa avec aisance les roulement du barillet puis se mit à frotter l'arme avec un chiffon spécial jusqu'à ce qu'elle brille. Tendant la main vers le tiroir, il agrippa une poignée de balles explosives. Il prit soin de regarder la forme incrustée en X au bout de chaque balle. «Des «Doum-Doum», c'est ce qu'il me faut pour me défouler aujourd'hui!» se dit-il. Puis d'un geste lent et lajoie au coeur. Il plaça, une à une les balles dans le chargeur à roulette. l- Referma le revolver en un "chtc" caractéristique. Il ferma la porte à clé, après avoir éteint la petite lampe. Wild se dirigea vers l'allée nO8. Il Yavait un micro pour parler avec l'opérateur du stand. Wild dit: «Je suis prêt, envoyez-moi des cibles éclairées à 80 mètres, à 30 secondes d'intervalles!». ct.u. Wild se mit en position, écartant les pieds, il visait le fond ~~ corridor de tir. D'un geste, il fit glisser le cran de sécurité et retenant son souille, attendit. La cible en carton éclairé apparut. Wild distinguait la silhouette bien tracée, la tête, les membres inférieurs et supérieurs et pour tuer, le coeur. Il n'eut ne temps que de viser et bloquant sa respiration. Il ouvrit le feu. Le premier projectile atteint la cible et creva le carton de près de 6 centimètres de diamètre. Wild avait visé le bras. Le second déchiqueta la poitrine sans toucher le coeur. L'odeur de poudre enveloppa Wild. Il baissa le bras vers le sol. Après avoir remis la sécurité. Une lueur rouge indiquait l'arrivée d'une autre cible. Wild se remit en position. Il tira plusieurs coups de feu, le pistolet Magnum était très puissant. Son bras et son épaule bougeaient de place. Après quatre coups, Tony s'arrêta. il avait mal aux os de son épaule: «C'est le recul!» se dit-il intérieurement. «Ces Magnums 44 sont peut être les flingues les plus puissants au monde! » Le stand de tir de la police était formé de longues allées séparées entre elles par des murs de béton armé qui atténuaient le bruit par leur structure acoustique. La seconde cible arrivait 47 maintenant plus vite que la première. Elle figurait un "Outlaw" tenant une arme pointée vers le tireur. Wild, le sang ftoid, visa les jambes et appuya sur la détente. Le coup de feu partit. La balle explosive atteignit son but. Le tibia en carton vola en éclats. Dans la réalité, un pareil coups aurait déséquilibré la cible humaine au point de la jeter au sol ... Tony baissa de nouveau son bras vers le sol en activant la sécurité. Il posa son revolver fumant dans un tiroir proche, referma à clé la portière derrière lui et se dirigea vers une buvette. Il s'assit sur un haut tabouret du bar, lançant au barman ses propos: «Un sandwich à la dinde à 5 dollars, s'il te plait!». L'homme était en train d'essuyer des chopes de bière. Il se retourna et dit: «Salut, Tony, toujours la forme!». «1e me fais la main! ...». L'homme était barbu, ses yeux malicieux le rendaient sympathique. Il reprit: «C'est toi qui a remporté le concours de tir l'an dernier devant Chicago?» «Oui» souilla Wild. «Cette année, le Club de police de Boston a autorisé le tir à la petite mitrailletle.». «Le tir à l'Uzi!» rectifia Tony Wild. «Tu es au courant! Sacré tireur, va! Qu'est ce qu'on ne te cachera pas?» «Tu me sers un bière fraîche, à pression!» dit Wild en souriant. «Tout de suite, vieux pote!». Après avoir mangé et bu, Tony Wild se dirigea vers le magasin à munitions. Il inséra une carte spéciale et appuya sur un serveur de balles. Il composa la nomenclature des projectiles dans petit clavier amovible. Calibre 44, balles perforeuses, balles explosives, nombre de projectiles, 12. Au bout de quelques instants, il perçut le son des balles qui dégringolaient dans un réceptacle au bas de la machine. Tony baissa son bras et les ramassa dans son poing. Puis il les glissa 48 dans les poches de son veston en les répartissant de gauche à droite. Il retira sa carte et se dirigea vers le stand de tir, ouvrit la portière, s'assit sur un petit banc. En tendant son bras dans le tiroir, se saisit du puissant Magnum 44, l'ouvrit, laissa tomber les douilles au sol qui firent un bruit, sec, métallique perceptible. Tony souilla dans le barillet noir qui luisait sous la faible lueur d'une lampe phosphorescente. Il saisit des balles perforantes, les inséra une après l'autre " l, dans le chargeur à roulette. Après avoir placé les balles, il ferma l'arme en un clique, se leva et appuya sur un bouton lumineux à hauteur de son épaule droite. Le long corridor de tir s'éclaira doucement et au loin la cible se mit en mouvement. Quatre-vingt mètres ... Wild se concentra. Se mit en position, visa et ouvrit le feu sur la cible qui s'était arrêté à 70 mètres de lui. Les balles perforantes laissaient des trous plus petits ... il vida tout son chargeur sur la même cible. Après quelques minutes. Wild put voir sa nouvelle performance. Trois balles dans les membres pour stopper et blesser un bandit à atteindre. Trois autres en plein coeur pour tuer un ennemi publique numéro un en cas de force majeure. Tony était satisfait. Précis il avait toujours la main. Il quitta le stand vers son domicile sans toutefois avoir négligé de prendre note de ses performances dans le carnet du club. 49 L'hôtel Sheraton New York était situé dans une ruelle de la quatrième avenue. Tony Wild était au rendez-vous. Il était habillé simplement et attendait dans le hall l'individu anonyme qui devait le renseigner. Wild commanda une Pizza chaude. Un homme entra et sans retirer ses lunettes noires s'assit devant lui. Il déposa sur la table une petite mallette noire et l'ouvrant releva le côté vers Tony. Celui-ci aperçut soudain, écrit en lettres d'imprimerie: «Restez calme, Monsieur Wild et allez à la réception!» Puis rapidement, il referma sa petite valise. Le message était passé très vite. L'homme se leva sans parler et s'en fut comme .il était venu. Wild se leva et se dirigea vers la réception. Un homme le dévisagea un moment. «Je cherche un message, je vous prie, au nom de Tony Wild!» Le réceptionniste lui tendit une enveloppe fermée sans adresse. Tony la saisit. Après un moment, il la glissa dans sa poche et prit un taxi jaune.